Le Laboratoire National de Sécurité sanitaire et phytosanitaire des Aliments (LaNSA) a ouvert, ce matin à Atakpamé, ‘’la ville aux sept collines’’, un atelier de collecte des besoins, d’élaboration et de validation du cahier des charges de son futur système de gestion des informations de laboratoire (Laboratory Information Management System : LIMS). Prévue sur cinq jours, cette rencontre constitue une étape décisive dans le processus de digitalisation et de modernisation du laboratoire.

Cinq jours de travaux pour construire un outil adapté
Durant cinq jours, les participants auront la lourde responsabilité d’analyser les pratiques actuelles et d’identifier les besoins fonctionnels, techniques et organisationnels des différentes structures du LaNSA. Les travaux porteront notamment sur la gestion des échantillons, la planification des analyses, l’enregistrement des résultats, la validation des rapports, la traçabilité des opérations, la gestion documentaire ainsi que la sécurisation et l’archivage des données.
Une démarche participative centrée sur les besoins des utilisateurs
L’atelier réunit les responsables des directions, les unités techniques, le personnel de laboratoire, les spécialistes de la qualité, de l’informatique et de l’administration, ainsi que les experts mobilisés pour accompagner le processus.

À travers des présentations, des échanges en plénière et des travaux de groupe, les participants devront décrire les processus existants, relever les difficultés rencontrées, identifier les risques de rupture de traçabilité et formuler les améliorations attendues.
Vers un cahier des charges LIMS consensuel et opérationnel
Les contributions recueillies permettront de définir précisément le périmètre du futur LIMS, les profils et les droits des utilisateurs, les circuits de validation, les données à migrer, les besoins d’interfaçage avec les équipements analytiques ainsi que les exigences en matière de cybersécurité, de sauvegarde et de continuité des activités. Les principaux constats et besoins feront l’objet d’une synthèse, d’un examen collectif et d’une validation afin d’aboutir à un cahier des charges consensuel, réaliste et conforme aux exigences du LaNSA.

La transformation numérique au service de la sécurité sanitaire des aliments
La mise en place du LIMS contribuera à renforcer la fiabilité des analyses, la traçabilité des échantillons et des résultats, la maîtrise des délais, la gestion de la maintenance des équipements de laboratoire, ainsi que la qualité des services rendus aux usagers, dans une approche de strict respect de la norme ISO/IEC 17025. À travers cette initiative, le LaNSA poursuit résolument sa transformation numérique pour mieux faire face, et dans la modernité, à sa mission de protection de la santé des populations et d’accompagnement de la compétitivité des produits agricoles et agroalimentaires togolais sur les marchés nationaux et dans le commerce sous- régional et international.
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